11/02/2008

VIE ASSOCIATIVE - ETUDES ET DONNÉES

Le crédit coopératif et le CSA ont élaboré un baromètre d'opinion concernant la vie associative, les résultats en sont intéressant.

Cette étude est à confortée avec le travail qualitatif mené par Mme Chernonog.

Quelques point de repères : le budget consolidé des associations en France est de 59 milliards d'Euros, il a cru de 15% lorsque le PIB lui ne croit que de 1,5% en 2007.

Le budget des associations est de

  • 21 milliards d'Euros, pour le secteur social ;
  • 8 milliards d'Euros pour l'Education populaire, la formation et l'insertion ;
  • 8 millairds d'Euros pour le sport ;

Lorsque l'on évoque les financements la répartition se fait comme suit :

  • 7,2 milliards pour l'Etat
  • 16 millairds pour les Collectivités locales dont:

- 5,9 milliards pour les Conseils généraux

- 2,1 milliards pour les Régions

- 9 milliards pour les communes

  • 4,1 milliards pour les Organismes sociaux (CAF...)
  • 544 millions pour l'Europe

Enfin les grands éléments de l'enquêtes du CSA réalisée sur un échantillon représentatif :

  • 36% des personnes interogées déclarent être adhérents d'une association
  • 65% ont fait 1 à 2 dons dans l'année
  • 50% des personnes déclarent avoir été ou être bénévole dans une association
  • 71% déclarent faire plutôt confiance aux associations.

A lire : opi20071108-les-francais-et-le-financement-des-associatio...


Ces quelques éléments pour rappeler l'importance des associations dans le maintient de la cohésion sociale.

 

20/01/2008

L' Economie sociale se mobilise...

70067d00ce1db8ba80e02ebe7c94e69f.jpegVendredi soir se déroulait à la mutualité la réunion des entrepreneurs de l'économie sociale et solidaire. je me suis rendue à cette rencontre comme Vice-présidente de Léo Lagrange et administratrice de la CPCA. On oublie trop souvent les associations sont des employeurs et à ce titre des entreprises de l'économie sociale. (chiffres de l'économie sociale dans rubrique mes interventions).

Les débats ont été riches et importants. Rappeler l'importance et l'enjeu que représente de développer ce secteur. En effet dans cette période de libéralisme débridé, principalement financier, où la simple rémunération de l'argent devient un but, il est important de rappeler qu'il y a des entreprises, qui ont comme simple objectif de répondre à des besoins sans rémunération du capital, avec une logique de redistribution et de réinvestissement des gains dans le collectif.

Mutuelles, coopérative, associations représentent se sont

    • Près de 10% du PIB, et bien plus si l'on prenait en compte des indicateurs de développement dans le cadre du calcul de la richesse.
    • Plus de 2 millions d'emplois !
    • Des entreprises non délocalisables, au service du développement des territoires
    • Une gouvernance démocratique (une voix, un homme)

Ces chiffres devraient permettre de faire des acteurs de l'économie sociale des partenaires de politiques économiques. Et bien sous couvert de choix idéologiques, le gouvernement refuse :

  • Il refuse que l'USGERES (le syndicat des employeurs de l'économie sociale et solidaire) soit partie prenante des groupes de travail du Grenelle de l'Insertion. Martin Hirsch boude ainsi les associations, entreprises d'insertion, mutuelle et coopérative pour la mise en oeuvre d'une réelle politique d'insertion. C'est dire la volonté d'agir en faveur des demandeurs d'emploi !

  • Il refuse aussi de reconnaître et d'impliquer l'USGERES dans le cadre des discussions sur la représentativité syndicale qui va s'ouvrir d'ici une quinzaine de jour. Les entrepreneurs de l'économie sociale représentent malgré tout 11% des représentants désignés lors des dernières élections prudhomales. Le gouvernement boude ainsi 11% des entrepreneurs, alors que la création des emplois et des richesses devrait être au coeur de la politique.
Comme membre du Conseil supérieur de l'économie sociale, je suis particulièrement inquiète de cette situation; Je vois à chaque réunion des acteurs économiques proposer, avancer des initiatives et en face des administrations et un gouvernement sourd. Pour la Direction interministérielle à l'innovation et à l'économie sociale les arbitrages tombent comme des couperets. Suppression des fonds d'unn appel à projet sur des innovations sociales pour financer les RSA dont l'enveloppe budgétaire n'était pas appropriée, pour 2007.
Que va nous réserver 2008 ?
 
Les associations, les acteurs sont inquiets. Plus que jamais face à disparition des services publics, la mobilisation du tiers secteur, des forces vives de la Nation est essentielle.
Mais les pouvoirs publics ignorent et méprisent ces acteurs aux dépends des citoyens !
Plus qu'une suppression de services publics c'est réellement un démantèlement des fondements du contrat social qu'ils engagent.