13/12/2007
Bilan du somment Union africaine et Union européenne
Intervention, d'Alain Hutchinson, eurodéputé Belge lors du débat decette session de décembre au Parlement.
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Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire,
Au lendemain de ce sommet Union européenne Afrique, il est bon de poser quelques constats qui pourraient synthétiser, peut être, le contenu de cette importante rencontre. Comme le disait le commissaire, les résultats de ce sommet peuvent effectivement apparaître comme positifs.
Tout d'abord, voici des mois, si ce n'est depuis plus longtemps, que nous demandons à la Commission de revoir l'agenda et le contenu des accords de partenariat économique.
Chaque fois, la Commission, ou certains de ses représentants, en tout cas, nous ont assuré que les critiques que nous formulions n'étaient partagées par aucun responsable ou partenaire gouvernemental africain et que nous ne faisions que relayer, je me souviens de cette réponse – en commission – le discours pervers d'un certain nombre de grandes ONG.
À Lisbonne, les critiques ont en fait fusé de la part de la plupart des chefs d'État et de gouvernement africains tant sur la méthode que sur le contenu des négociations à ce propos. Un appel très clair a été lancé pour prendre le temps de signer des accords justes, équilibrés et conformes aux engagements pris par l'Union européenne en faveur du développement de l'Afrique.
Voici bien longtemps que nous demandons à la Commission d'assurer une véritable cohérence entre ses différentes politiques. Si nous partageons le constat d'échec de plusieurs décennies de coopération européenne au développement avec l'Afrique, nous maintenons donc que les limites de cette coopération sont celles que la Commission n'a cessé de lui fixer en reprenant bien souvent d'un côté ce qu'elle donnait de l'autre. Après Lisbonne, il est évident que l'enjeu n'est donc pas de substituer le commerce à la coopération mais de faire en sorte que ces deux politiques poursuivent le même objectif de développement durable.
En matière de sécurité alimentaire, de lutte contre la maladie et de droits de l'homme, de migration, de soutien aux États fragiles notamment, nous n'avons jamais cessé non plus de demander à la Commission de faire plus et beaucoup mieux pour et avec l'Afrique. On peut concevoir que ce sera dorénavant le cas, tant mieux! Il n'est donc plus permis aujourd'hui d'ignorer que les demandes de ce Parlement sont partagées par les citoyens africains les plus ordinaires, mais aussi, par leurs représentants politiques.
Nous nous réjouissons ainsi de l'implication des parlements si longtemps ignorés au cours de cette procédure. Nous espérons que le prochain sommet offrira l'occasion de mesurer l'efficacité de cette nouvelle stratégie plus rapidement et sans trop attendre, de manière à vérifier la bonne adéquation des objectifs et des réalisations.
17:10 Publié dans Europe - euro engagement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe, Union africaine

