05/11/2006

A lire absolement !

NEW ORDER

par Guy Birenbaum

Nom de D… j'ai la sinistre impression que cette campagne électorale qui s’engageait déjà sur de drôles de bases va mal finir.

Hier, les deux candidats en tête dans les sondages se sont opposés – à distance - dans un - viril - débat autour de la notion d’«ordre », d’ « ordre juste » même…

C’est Nicolas Sarkozy qui a débuté la « joute » du jour en nous promettant «l'ordre juste» en France, s’engageant à « mettre le paquet » pour sécuriser les lignes de bus dans les zones sensibles et punir les agresseurs de conducteurs (le tout lors de la visite d'un dépôt de bus en banlieue parisienne, à Villepinte). « Je suis pour l'ordre juste, car il n'y a pas de justice possible sans ordre » explique-t-il. Des journalistes – ah qu’ils sont finauds les journalistes quand même…- lui font alors remarquer que l'expression «ordre juste » est justement l’un des slogans favoris de Ségolène Royal. Nicolas Sarkozy – qui l’avait peut-être remarqué - leur répond alors « Ca fait bien longtemps que j'ai employé ces mots ».

pourlire la suite ... http://birenbaum.blog.20minutes.fr/

31/10/2006

Lettre ouverte aux amis que je conserve à Rénover Maintenant

medium_benoit.jpegJe maintiens avec plusieurs d'entre eux vous, je crois, une relation solide bâtie sur le respect mutuel, la reconnaissance d'un engagement fondé sur de robustes convictions de gauche et le désir de servir notre camp.

Cela fait quelques temps que l'on ne s'est plus parlé. La direction de votre courant vient de m'en donner l'occasion. J'ai l'honneur de faire partie des cibles de la dernière saillie argumentaire de la lettre de Rénover Maintenant.

En cause, si je comprends bien, mon choix personnel de voter Laurent Fabius.

Qui m'accuse ? Sans doute les mêmes qui voulaient fusionner NPS et le courant de Laurent Fabius lors du congrès du Mans, processus auquel je m'étais opposé au nom de l'unité du NPS il y a deux ans.

Qui me met à l'index ? Sans doute ceux qui il y a quelques mois, me démarchaient personnellement pour empêcher la candidature de Ségolène Royal. « On ne peut pas laisser faire ça », me disaient ils. « Il faut que tu donnes tes signatures au CN pour parrainer la candidature d'Arnaud ». Amusante conception de la vie politique qui consiste encore à croire que les uns et les autres disposent d'une rente politique qui les autorise à « balader leurs troupes » au gré de leur promenade personnelle sur l'échiquier du parti.

Qu'incrimine t'on ? Sans doute, mon aveuglement, mon cynisme ou mes calculs, dans le choix d'un candidat insincère et mollétiste. Vous conviendrez qu'au vu des sondages et des pronostics, je n'ai pas choisi le chemin le plus facile vers les ors et les gratifications. Vous conviendrez aussi qu'au moment du choix du oui ou du non au TCE, lui-même n'a pas écouté ce que «l'opinion que l'on mesure», l'invitait à répondre.Que ça plaise ou non, et même si je n'aurai pas prédit qu'elle fût celle là, j'ai choisi la cohérence avec notre histoire depuis cinq ans.
 
Je dis «notre histoire» car nous en avons partagé l'essentiel. Cette cohérence consiste à refuser la personnalisation du débat politique, à préférer la 6ème République aux slogans de la démocratie d'opinion, à conquérir les marges de manoeuvres politiques qui permettent à notre camp social de reprendre la maîtrise collective de son destin.
 
Ce qui me gêne n'est pas votre choix de soutenir Ségolène Royal, c'est la manière dont votre courant l'argumente.Je ne reconnais plus l'esprit, le souffle et l'ardeur d'hier, dans ces consignes verticales qu'on demande à la base de réciter comme les évangiles d'une foi nouvelle.
 
Là où vous mettiez hier l'intelligence collective au service d'un nouveau projet et d'une nouvelle pratique socialistes, vous la mettez désormais au service, ô comble, d'une candidature providentielle.
 
Là où hier, on trouvait dans notre intelligence collective, l'écho de la demande sociale, des inquiétudes des plus faibles, ces argumentaires se résument désormais à fabriquer l'Histoire pour démontrer que le choix actuel du chef est cohérent avec ce qu'il a toujours dit, ce qu'il a toujours écrit et surtout avec une histoire collective qui promettait de tourner la page du 21 avril.

S'il faut à vos yeux, que je sois de ces archaïques qu'il faut débusquer et combattre. Et bien soit, je relève le gant.

Mais que dirait le militant 4 ans plus jeune, présent à la Sorbonne lors de la création du NPS, que tu étais ? Que dirait-il de ces procès en chaîne instruits aujourd'hui contre ceux qui veulent prolonger la vocation du NPS ?

En vérité, on instruit le procès de notre histoire collective et de notre culture politique commune.

En vérité on condamne le patrimoine politique que nous avions réussi à inscrire au coeur de l'orientation du Parti Socialiste.

Je le regrette mais ne m'y arrête pas. Je reste même convaincu qu'une immense majorité des militants du NPS et de RM se retrouveront au moment de soutenir et d'exiger de la gauche au pouvoir une rupture démocratique et sociale véritable. C'est à ces lendemains que je préfère penser plutôt qu'à ce présent où j'observe le zèle de certains à dilapider le meilleur de notre passé.

Bien à toi. Amitiés socialistes.

Benoît Hamon,
Député Européen, Porte Parole du NPS

29/10/2006

Zénith, 26 octo, débat des socialistes

Le zénith est-il alpha et l'oméga de la campagne des investitures, une nouvelle phase ?

Sifflements, cris, applaudissements telles sont les réactions du public constitué de chair et de sang.

Qui peut reprocher à un public de militants et engagés de réagir aux propos des trois qui prétendent être leur candidat ?

Il ne faut pas oublier que les militants sont ceux qui feront la campagne demain, ceux qui nuit après nuit colleront les affiches, puis distribueront tracts et enfin tiendront les bureaux de vote.

Non pas que l'action légitimise tout comportement. Mais parce que l'abnégation que les militants déploient n'existe que parce qu'il y a la foi, la conviction et la passion. Cette même passion, qui dans un débat interne prend la forme de l'enthousiasme ou du mécontentement.

C'est la règle de toute présentation publique, meeting, concert… L’enjeux est de transporter son public de l’emmener dans sa démarche. Tout le monde n'est pas a priori d'accord avec soi et le pouvoir de convaincre et d'expliquer ce n'est pas en assénant des arguments d'autorité ou de rappel à l'ordre que cela convainc.medium_micro.jpeg

Moi le Zénith, je n'y suis pas allé. Mais, face à cette polémique, il est nécessaire de se rendre compte par soi-même surtout lorsque certains invoquent le respect, la dignité et la République ! Alors je vous propose de les écouter…

Les interventions sont disponibles cliquer sur l'image 

A vous ! J'attends vos commentaires.

korine 

19/10/2006

Sondages : de qui se moque-t-on ?

medium_logocoin.2.jpgmercredi 11 octobre 2006  
 
 

Plus les sondeurs se trompent, plus les Français sont sondés. Rien n’y fait. Ni les échecs passés lors d’élections françaises, ni les fiascos rapprochés qui viennent d’intervenir à la fois en Belgique — « Ce vote mettra en évidence une nouvelle poussée de l’extrême droite flamande, en particulier à Anvers », avait pronostiqué Libération le 7 octobre (1) —, au Brésil – « Le président Lula en passe d’être réélu au premier tour » annonçait Le Monde du 1er-2 octobre —, en Autriche (où, à la surprise d’autant plus générale que les sondeurs avaient prophétisé l’inverse, les sociaux démocrates ont mieux maintenu leur position que la droite).

Présidente du Medef et patronne de l’Ifop, Laurence Parisot explique que les erreurs des sondeurs prouveraient le caractère scientifique de leur pratique : « L’outil utilisé n’est pas une boule de cristal. Ce sont les limites mêmes du sondage qui prouvent sa scientificité. Ces limites n’invalident nullement sa valeur. Le sondage apprend. Le sondage étonne » (Les Echos, 9 octobre 2006). Peut-être soucieux d’étonner, Les Echos a procédé dès le lendemain de la publication de ce point de vue à une nouvelle « enquête » d’opinion. Confiée à BVA, elle nous a appris : « Sondage : Royal plus crédible que Fabius et DSK en économie. » Et la Une du quotidien économique d’expliquer : « Les résultats donnent une avance notable à Ségolène Royal. L’écart avec Dominique Strauss-Kahn est en moyenne de 22 points chez les sympathisants socialistes, et elle devance Laurent Fabius, y compris dans l’électorat d’extrême gauche. »

Ces « résultats » sont d’autant plus savoureux que « les Français » ont dû répondre à des questions relatives à la crédibilité respective de Mme Ségolène Royal et de MM. Laurent Fabius et Dominique Strauss Kahn sur des sujets aussi précis que « le financement de l’assurance maladie », « les retraites », « la réduction de la dette publique », « la montée des prix de l’immobilier » ou « la fusion GDF – Suez ». Interrogation : combien de sondés peuvent réellement définir et différencier les propositions des trois candidats socialistes sur chacun de ces dossiers ? Et si, comme c’est probable, leur nombre est infime, quel est le sens des questions posées (2) ? « Les conclusions du baromètre mensuel BVA-Les Echos-BFM-Akerys sont sans appel », affirme toutefois Les Echos… Mais en ajoutant cette savoureuse précision : « Même sur des sujets sur lesquels la présidente de Poitou-Charentes s’est peu exprimée, tel le financement de l’assurance maladie, l’écart est notable. » « C’est un réflexe qui relève presque de la foi », admet alors M. Gaël Sliman, directeur adjoint de BVA Opinion et responsable de l’enquête. Mais les Français accordent-ils encore beaucoup de « foi » aux sondages ?

Peu importe : ces derniers occupent le terrain, au point de le parasiter. M. François Bayrou notait récemment : « Les minutes de télévision font les sondages, les sondages font les médias qui justifient à leur tour que vous repassiez à la télévision. » Or cette occupation du terrain n’est pas innocente. Quand M. Nicolas Sarkozy ou son conseiller politique M. François Fillon ont pris des positions démagogiques en matière de répression des jeunes délinquants ou de remise en cause des « régimes spéciaux », un sondage a aussitôt été diligenté. Le 15 septembre dernier, par exemple, Aujourd’hui en France titra en Une : « Retraite, la fin des privilèges. LES FRANÇAIS SONT POUR ». Et, en matière de sécurité, c’est au moment précis où un policier brutalisé témoignait des violences qu’il venait de subir que l’« enquête » intervint. Elle fut tellement biaisée qu’un professionnel des sondages exprima son dégoût : « On est stupéfait, explique Pierre Weill, ancien président de la Sofres, à la lecture des deux enquêtes, de voir à quel point “les réponses sont dans les questions” : au point qu’il est légitime de se demander si les résultats reflètent l’avis des sondés ou le pressentiment des sondeurs ! L’Ifop, par exemple, introduit ainsi le questionnaire de l’étude qu’il a réalisée pour le Figaro et LCI : “A propos de la récente agression de deux CRS à Corbeil-Essonnes et plus généralement au sujet de la délinquance, êtes-vous tout à fait d’accord, plutôt d’accord, plutôt pas d’accord ou pas d’accord du tout avec les affirmations suivantes ?” Difficile, lorsqu’on vous apostrophe ainsi, de ne pas donner dans la surenchère répressive, sauf à se sentir d’une lâcheté coupable envers les deux CRS victimes d’agresseurs ignobles (3). »

Au fait, plus d’un mois après la visite de M. Sarkozy à Washington, plus d’un mois après sa rencontre avec le président des Etats-Unis, plus d’un mois après ses déclarations condamnant en territoire étranger la politique étrangère du gouvernement auquel il appartient, aucune enquête d’opinion ne nous a encore instruits de ce que les Français en pensaient. Dommage que nul institut n’y ait pensé dans un pays qui produit deux sondages par jour…

(1) Le parti d’extrême droite Vlaams Belang (« L’Intérêt flamand ») a remporté 33,51 % des suffrages à Anvers, un score en légère augmentation par rapport aux 32,95 % qu’il avait récoltés en 2000. Mais le parti socialiste flamand SPA du maire Patrick Janssens dépasse le Vlaams Belang — jusque là premier parti de la ville — avec 35,28 % des suffrages, en très forte progression sur les 20 % qu’il avait obtenus en 2000, selon ces résultats (AFP).

(2) Même si l’enquête des Echos appelle d’autres critiques, les « enquêtes » d’opinion cherchant à départager les candidats à la candidature socialiste sont particulièrement peu fiables, comme vient de le rappeler la Commission des sondages. Le plus souvent, elles reposent sur des échantillons ridicules et elles interrogent des catégories de personnes qui ne correspondent pas à celles qui vont arbitrer cette consultation interne (réservée aux seuls 200 000 adhérent du PS, pas aux millions de sympathisants socialistes). Lire, sur le sujet « Les sondeurs délirent (déjà) grave », Le Canard Enchaîné, 11 octobre 2006.

(3) Pierre Weill, « Certains sujets ne peuvent être traités en fonction de l’opinion. Sondage n’est pas adage », Libération, 27 septembre 2006.

18/10/2006

L'opinion publique n'existe pas !

Des sociologues, depuis des années, étudient ce phénomène. En effet, il s'agit bien d'un phénomène, c'est à dire d'une construction sociale dominante. L'opinion publique ne cesse d'être mesurée par les sondages. Ces mêmes sondages qui entretiennent et sur alimentent eux même les sujets dont ils ont participé à la création.
 
Je prendrai deux auteurs en référence, Patrick Champagne dans faire l'opinion et l'article joint édité dans le Monde Diplomatique et Pierre Bourdieu. 
 
Bonne lecture ! 
 
« Le sondage d'opinion est dans, dans l'état actuel, un instrument d'action politique ; sa fonction la plus importante consiste peut-être à imposer l'illusion qu'il existe une opinion publique comme sommation purement additive d'opinions individuelles [...Or la  ] compétence politique n'est pas universellement répandue. Elle varie grosse modo comme le niveau d'instruction. Autrement dit, la probabilité d'avoir une opinion sur toutes les questions supposant un savoir politique est assez comparable à la probabilité d'aller au musée. On observe des écarts fantastiques : là où tel étudiant engagé dans un mouvement gauchiste perçoit quinze divisions à gauche du PSU, pour un cadre moyen il n'y a rien. Dans l'échelle politique (extrême-gauche, gauche, centre-gauche, centre, centre-droit, droite, extrême-droite, etc.) que les enquêtes de "science politique" emploient comme allant de soi, certaines catégories sociales utilisent intensément un petit coin de l'extrême-gauche; d'autres utilisent uniquement le centre, d'autres utilisent toute l'échelle. Finalement une élection est l'agrégation d'espaces tout à fait différents ; on additionne des gens qui mesurent en centimètres avec des gens qui mesurent en kilomètres, ou, mieux, des gens qui notent de O à 20 et des gens qui notent entre 9 et 11. La compétence se mesure entre autres choses au degré de finesse de perception (c'est la même chose en esthétique, certains pouvant distinguer les cinq ou six manières successives d'un seul peintre) ».


P. Bourdieu,"L'opinion publique n'existe pas". Questions de sociologie, Les Éditions de minuits p. 226-227.


Korine 

17/10/2006

Agir en socialistes, pour faire gagner la gauche et réussir l’avenir

Après la décision de Lionel Jospin de ne pas solliciter l'investiture de notre parti, et avant que n'intervienne le vote de désignation de notre candidat(e), il nous est apparu utile de rester ensemble pour réfléchir et agir collectivement.

C'est le sens du texte que les proches de Lionel Jospin ont rédigé. 

Le voici, avec une liste de premiers signataires. LJtexte_17100_1_.pdf

 

 

14/10/2006

Débat sur le débat...

medium_dif.jpgIl n'y a guère que les socialistes pour débattre autour du débat...

Débattre avant de choisir, rien de plus évident en démocratie. Comprendre, s'interroger, réfléchir, rien de plus normal avant de faire un choix crucial. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. La responsabilité est importante car ce qui est demandé aux socialistes c'est de choisir la future présidence de la République. Car de doute sur la campagne ilne doit pas y en avoir. La bataille sera rude mais la victoire est possible.

Alors la crainte de certains fait sourire. Craindre les débats est raisonnables, car il ne faudrait pas affaiblir les candidats. Oui il s'agit là d'intelligence collective. Personne j'imagine ne souhaite la défaite de la gauche et je crois chaque candidat suffisamment responsable pour ne pas nourrir les attaques de la droite !

Je suis convaincue que la responsabilité de chcun ne se fera pas aux dépends des adhérents du Parti, ceux qui pendant la campagne seront en première ligne, pour la Présidentielle, les Législatives et les élections locales... Parfois il est important de rappeler les évidences.

Une chose est sure, il n'y aura victoire que si elle est collective !

 

09/10/2006

Texte adopté lors du CN de NPS du 6 octobre

medium_NPS.jpg« Dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n'est pas de faire son devoir, mais de le connaître. »

Chacun d’entre nous est tendu vers un seul objectif : battre la droite en 2007. En même temps, chacun d‘entre nous s’interroge légitimement sur le meilleur moyen d’y parvenir. A quels principes pouvons nous nous en remettre quand le doute malmène nos certitudes ?

Essentiellement à notre patrimoine politique commun, c’est-à-dire ce que nous croyons juste de dire et de faire. Nous ne sommes pas des militants socialistes nés il y a quelques jours, vierges de toute expérience, de toute connaissance et de toute conviction.

Depuis quatre ans, en tant que courant du Parti Socialiste, nous avons analysé les fractures béantes de la société française, nous avons fait respirer la politique là où les institutions de la cinquième république asphyxient le débat démocratique, nous avons combattu la cécité de certains responsables socialistes face à la dérive libérale de la construction européenne et face à l’impact social de la mondialisation.

Ces quatre années laissent le souvenir de belles conquêtes lors des victoires électorales des régionales ou des européennes, lors du 29 mai 2005, ou du mouvement contre le CPE. Mais elles incluent aussi le goût amer d’une société devenue plus violente, plus dure avec les faibles, plus incertaine, plus soumise que jamais aux intérêts des puissances financières.

Ce que nous voulons, ce n’est pas seulement lever une espérance en faveur d’un homme ou d’une femme providentiel(le), c’est répondre concrètement à la demande démocratique et sociale. C’est pour cela que le NPS a pesé de toutes ses forces sur l’écriture du projet des socialistes. Nous voulions que celui-ci soit le plus légitime possible au moment d‘entrer dans une campagne dont nous savions que la personnalisation risquait d’éclipser.

A l’heure où le parti semble convulser, saisi tout entier par le vertige de la présidentialisation et de la personnalisation, l’idée que nous nous faisons de notre devoir de militants socialistes, consiste à réaffirmer que notre rôle est et doit être de préférer le projet à son interprète. A l’heure où un dirigeant du PS affiche l’ambition de changer la nature de notre parti pour l’adapter, aux lendemains de l’élection présidentielle, aux institutions de la cinquième République, l’un des choix qui est en jeu se situe entre un parti d’orientation, de réflexion collective et de structuration du débat politique et celui d’un parti de supporters.

Cette campagne de désignation interne conduira des militants du NPS à réaliser des choix différents. Condamne-t-elle le NPS ? Nous ne le croyons pas. Nous ne l’acceptons pas.

Notre débat à Saint-Nazaire a rappelé avec force la volonté unanime des militants à maintenir l’unité d’un courant dont l’influence, les idées et la force, seront indispensables au candidat désigné en novembre.

Mais au delà, un courant comme le notre conserve une fonction indispensable pour encourager le rassemblement de la gauche aux côtés des socialistes, et pour maintenir le parti en éveil aux côtés du futur gouvernement de gauche si, comme nous le souhaitons, nous l’emportons en 2007.

Le Premier secrétaire a décliné l’appel à rassembler les socialistes autour de sa candidature.

La tentation de la captation de tout ou partie de NPS par tel ou telle candidat(e) existe. Tout ce qui divise le NPS l’affaiblit et réduit en conséquence ses capacités à influencer l’avenir.

Le rôle du NPS ne peut pas se réduire à l’ajout de quelques noms dans la liste d’un comité national de soutien.

Les candidats sont maintenant connus. Le choix ne dépendra pas tant de leur programme (tous s’engagent à respecter le vote du 21 juin) que de la manière dont ils comptent l’appliquer :

- Quelle stratégie de rassemblement pour la gauche dès le premier tour ?
- Quels leviers et quel agenda à la question de la hausse du pouvoir d'achat et des salaires ?
- Au delà du rejet de la constitution européenne, quelles propositions concrètes pour la présidence française de l’UE en 2008 ?
- Quelles mesures et quel calendrier de réforme institutionnelle pour une nouvelle République parlementaire ?
- Comment faire vivre un parti politique collectivement et collégialement dans des institutions qui ne le permettent pas ? 


Nous proposons donc de les interpeller sur ces choix politiques et stratégiques afin mener le PS et toute la gauche à la victoire en 2007.

Nous nous engageons à respecter le voeu exprimé par les militants à Saint-Nazaire en faveur de l’unité du courant. Nous nous engageons à ne rallier aucun candidat en le faisant au nom du NPS.

Nous voulons que les exigences politiques, telles que nous les avons définies dans notre texte commun à Saint-Nazaire, l’emportent sur toute autre considération.

Nous souhaitons rester, dans les divisions liées à la compétition interne, comme dans les phases ultérieures, un pôle de stabilité et de responsabilité. Nous nous engageons à trouver les voies d’un dialogue exigeant et constructif avec les candidats pour faire du respect du projet, du rassemblement de la gauche et d’une certaine conception du parti socialiste, les principes et repères d’une campagne électorale qui nous conduise à l’indispensable victoire.

Texte adopté par 36 voix pour, 14 abstentions, et 2 NPPV
par le Conseil national du NPS

(Sont membres du Conseil National de NPS, les membres de instances nationales du Parti et les mandataires NPS)


07/10/2006

CN de présentation des aspirants à la candidature

medium_LogoEGP.jpgCe matin, le Conseil national du Parti socialiste a acté les trois candidatures présentées : celles de Laurent Fabius, Domnique Strauss Kahn et de Ségolène Royal.

Dix minutes chacun pour expliquer leur point de vue, leur démarche...

Instructif ! Mais je crois que les trois débats télévisés leseront tout autant. Permettre à chacun de mettre en valeur son talent, ses analyses et des propositions.

Je prendrai le temps dans les notes prochaines de réagir à ce que j'ai entendu, retenu et ce qui m'interroge. Car il est parfois des remarques ou des présententions qui sèment le trouble,tout du moins des interrogations.

Demain meetingde Laurent Fabius, en voisin, à Pantin. L'écouter me semble essentiel pour se faire une idée ! 

A bientôt...

Korine 

25/09/2006

LENS : séance de rattrapage

Une semaine en Afrique et hop au retour toute l'actualité de la semaine me rattrape au galop ! Saint Nazaire et puis Lens, l'exercice quimedium_john_paul_bamako.jpg semble avoir été intéressant. Les remarques ont suivi dans la semaine pour que de telles rencontres soient réalisées dans toutes les régions. Rien à craindre du débat ! Il faut se permettre cet exercice...

Mais pour illustrer ce qui s'est passé sans avoir pu le voir, je crois que le billet de John Paul Lepers me semble bien a propos. Il présente autant l'évènement que son interpretation dans les médias... je vous le recommande. (cliquer sur la photo)

 

Korine 

Toutes les notes