05/02/2007

Des nouvelles de Matharé

Première visite émouvante au bidonville de Mathare dans la périphérie de Nairobi.

Visite avec les jeunes de Léo Lagrange, la délégation de Députés européens, Christine et Lise de l'UN Habitat à une association locale MYSA (cf. site).
Les jeunes qui sont là nous accueillent magistralement et nous emmènent à la découverte du bidonville et d'une école. Cette école 8 ans d'existence, 1000 élèves avec 8 niveaux de classes.
La construction se fait au fur et à mesure, de bric et de broque... le directeur fier des élèves nous montre les résultats des enfants. Il nous explique que l'important ici c'est que 50% des enfants ne vont pas à l'école. L'Etat ne paye pas le salaire des profs et les enfants doivent payer 100 Kenya shilling par mois pour aller à l'école... c'est difficile !

Et puis pour lui la difficulté, c'est de pouvoir nourrir tout le monde !
Bref la situation est difficile et les conditions de vie et d'apprentissage hors d'imagination.
Les jeunes de Léo, touchés, sont revenus et ont laissé des appareils photos et des cadeaux aux jeunes sur place.

Alors vous dire la joie aujourd'hui lorsque Julius, notre guide m'a adressé des nouvelles et une photo de ces jeunes qui se lancent dans le témoignage en image de leur vie... affaire à suivre.
On va tenter de faire un blog ensemble.
Je vous livre cette photo de famille si plaisante !
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22/01/2007

GREEN BELT MOVEMENT

Pour permettre de lutter contre la déforestation Wangari Maathai a créé l'association Green Belt. Forte de plus de 250 000 membres cette association s'appuie sur les communauté de base pour replanter des forets.

Chacun contribue, les farmer en échange de la possibilité de cultiver la terre s'engagent à replanter des arbres. Des pépinières sont créées et les plantations s'oraganise. L'objecti produire près d'1 million de pousses pour reforester une partie des Aberdare.

Consulter l'lbum photos. 

Rencontre avec Wangari Maathai et visite de projets

medium_IMG_0430.jpgWangari MAATHAI est prix nobel de la Paix depuis 2004. Cette rencontre est impressionnante !

L'Agence Française pour le Dveloppement, présente à Nairobi a organisé cette journée afin de présenter aux délégations françaises présentes un des projet que l'Agence soutien au Kénya.

Ce sont près de 10 millions d'Euros qui sont consacré à ce projet.

Wangari MATHAI est connue pour ses engagements en faveur de la démocratie et de la protection de l'environnement de son pays. Notre secrétaire de section à Nairobi Jean Luc Wasse est un personnage pas banal. Il réside à Nairobi depuis près de 30 ans et le est défintivement passionné par ce pays... mais j'aurai l'occasion de vous parler de ce personnage extraordinaire, qu'il vous faut rencontrer si vous passer par là !

Donc Jean  Luc me disait comment il a suivi le parcours de Wangari Maathai depuis son combat contre le dictateur MOI, lorsqu'il bradait les terres du pays à des aménageurs, amis personnels. Autour d'un "free corner" dans un des parcs en question de la ville, les femmes ont animé un espace de dialogue et de mobilisation citoyenne. Jean Luc, lors de notre repas me dit lui même être passé voir ces femmes combattantes.

Bilan, à l'époque elles sont délogées par l'armée et plusieurs d'entre elles se retrouvent à l'hopital, dans le comas !

Wangari Maathai dans son combat a plusieurs fois connu la prison. Son enjeu, préserver les forêts autour de Nairobi et sur différents bassins versants du pays afin de préserver l'apprivisionnement en eau des villes et des villages. Les forets permettent à l'eau de pénétrer le sol et de créer ainsi des chateau d'eau naturel. L'eau est un enjeu de vie et de développement.

Le gouvernement à mis du temps à saisir l'importance, car ces terres étaient louées à des agriculteurs et en près de 5 ans les terres ont été appauvries et déforestées pour permettre la culture de produits d'exportation.

Il faut 10 ans pour reconstituer un espace boisé.

Wangari Maathai s'est engagée dans ce combat avec son association GREEN BELT. 

 

 

21/01/2007

Premier tour de stade

Au premier tour de stade, les questions essentielles aparaissent :

  • la préoccupation de la guerre qui se développe de plus en plus et bien entendu celle de la gestion des conflits
  • l'actualité brulante des négociations des Accords de Partenariats Economiques (APE), dans le cadre des accords de Cotonou et des discussion de l'OMC. Les campagnes et les mobilisations se multiplient... quelques exemples !
  • la dette et les politiques de développement bien entendu ! 

J+1

Les débats commencent. Le stade est situé au nord de la ville, très éloigné du centre ville. Le complexe était désaffecté, mais c’est un réel stade qui nous accueille. Une rangée de stands anime le tour du stand, et les associations présentent leur campagne et leurs actions.
Les tribunes sont aménagées en salle de débat et les actions commencent.
Pour la première fois sur l’ensemble des 4 jours une session complète du Global Progressiv Forum (GPF) est organisée autour de la campagne « DECENT WORK, DECENT LIFE ».
GPF, l’ITUC (Confédération internationale des syndicats) et la plateforme SOLIDAR propose des tables rondes sur la question du travail décent.
Le forum parlementaire entame aussi ses premiers débats :
Volonté de redynamiser la structuration du network
Volonté d’une structuration continentale en Afrique, celles de l’Amérique du sud, de l’Asie et de l’Europe sont déjà avancées.

20/01/2007

FSM - coup d'envoi !

medium_IMG_0360.2.jpgLes délégations sont arrivées, et déjà hier, les ONG françaises se retrouvaient dans un hôtel du centre ville de Nairobi.
Près de 350 français, associatifs, syndicalistes et politiques sont présents à Nairobi. Tous se sont largement investis dans le forum social.

La marche d’ouverture du forum s’est traditionnellement ouvert par la marche des femmes.
Tous les groupes ont convergé vers le parc Uhuru (prononcer ouhourou !).
Là est installée une scène. Des groupes de musiques et des prises de paroles s’enchaînent…
Consulter les images sur le blog image !

Korine

07/01/2007

FSM : J-12 jours

Dans 12 jours s'ouvre une nouvelle édition du Forum social Mondial qui se déroulera cette année à Nairobi.

Précédé par une réunion de l'Internationale socialiste, je serai présente et comme l'an passé je vous raconterai en direct ou presque les  quelques débats et moments.

Avec Léo Lagrange Bourgogne, aidé par le Conseil régional, un groupe d'une douzaine de jeunes partent aussi assister aux débats... leurs réactions trouveront leur place dans ces pages.

Alors rendez-vous est donné !

Korinne 

site du FSM : http://www.forumsocialmundial.org.br/index.php?cd_languag...

20/09/2006

Pessimisme et envie de faire changer les choses !

medium_thumb_africites.jpgLes débats sont actifs dans les tables rondes. Les réflexions fusent, des remarques convergent. La municipalisation en Afrique est en cause : pas assez d’autonomie des collectivités locales (la tutelle est très importante - de la nomination des SG des communes pour le Cameroun au contrôle a priori pour plusieurs pays, pas de moyens financiers propres (aucune dotation d'Etat). La revendication est claire, la mise en oeuvre d'une réelle décentralisation avec une liberté d'action et des moyens financiers. Les bailleurs sont largement sollicités notamment pour distribuer les montants de l'annulation de la dette non pas aux ETats centraux mais aux collectivités.

Les maires africains dénoncent le peu de financement accordé à la réalisation des Objectifs du Millénaire. Impossible, illusoire pour quelques-uns d’avancer dans ces conditions de financement. Les Maires dénoncent les résultats des négociations de l'AGde l'ONU de septembre dernie. Trop peu de moyens ont été dégagés. Face à la situation qui s’aggrave, que faire ?

La population de plus en plus se concentre vers les métropoles, dans des bidonvilles et la pauvreté se concentre en périphérie des villes. Les conditions de vie sont insupportables, les jeunes et les enfants errent dans les rues. L’étape suivante, évoque un maire, c’est la migration vers le Nord, l’Europe notamment, et souvent au péril de la vie. Des solutions sont évoquées, mais tellement faibles face à l’ampleur du problème.

Évidemment l’équipement des villages afin de permettre l’accès aux services de base est essentiel. Évidemment, l’accès au soin est un enjeu. Mais l’emploi est le cœur du problème. L’implantation d’entreprise répond en partie à cette question, surtout si elle respecte les normes internationales du travail.


Les rendez-vous fusent sur chaque table ronde et tous convergent vers le Forum social de janvier prochain qui se déroulera aussi à Nairobi.

18/09/2006

Jour J : les débats commencent !

Il est 10 heures et nous arrivons à l’accueil. Certains sont là depuis bien plus tôt…
Le brouhaha est surprenant dans le hall de la mairie.
L’enjeu : retirer les accréditations !
Et bien tout juste 5 heures suffiront pour récupérer les précieux badges !
Enfin, vers 15h30 nous sommes opérationnels pour aller aux premiers débats. Pour moi ça sera la question des partenaires au développement.
Des maires, des opérateurs, des habitants étaient là !
3 heures de débats, de propositions…
J’en retiendrais quelques-unes :

  • La question de l’annulation de la dette. Bien sûr les démarches demandant l’annulation de la dette ont été initiées pour les maires dès Africités 2003. La demande se fait plus précise. L’annulation de la dette est importante, mais loin d’être suffisante. Car la centralisation des Etats pèse et les collectivités locale n’ont pas ou peu de moyens. Pas de dotations d’Etat en Afrique. Peu de fonds des bailleurs internationaux. La demande est simple. Les fonds renégociés dans le cadre de l’annulation de la dette doivent être reversés aux collectivités locales, les seules en prise directe avec la lutte contre la pauvreté et la vie quotidienne.
  • La question de la décentralisation est aussi évoquée. Sous l’angle financier bien sur, mais aussi sur l’angle de la répartition des pouvoirs. C’est un sujet que l’on connaît bien en France. Il est fréquemment reproché aux Etats de dicter leur conduite aux collectivités, de ne pas laisser de marges de manœuvre. La solution proposée est de proposer une valorisation internationale des Etats qui ont une bonne pratique. Ceux qui s’engagent vers une réelle partition des pouvoirs et des reconnaissances mutuelles de compétences.
  • Enfin, le troisième point est la volonté affichée par les maires de vouloir travailler en réseau Sud - Sud. Mais les difficultés sont pointées fortement : peu de liens de communication, grandes difficultés de rencontres et d’échanges. CGLUA est directement interpellé pour faire des propositions en ce sens.
Voilà pour cette première journée de débats... à demain !