11/11/2007
Un article à lire proposé par Helmut Bonnet
ONU: Sarkozy accusé de légitimer intellectuellement le racismePar Etienne Flandre (Journaliste) 01H12 09/11/2007
(De New York) "Vous avez impressionné beaucoup de monde lors de votre séjour ici", a confié George Bush à Nicolas Sarkozy, mercredi, à l’issue de la visite officielle express (26 heures) du président français aux Etats-Unis.
"Oui stand together" titrait jeudi le quotidien conservateur New York Post, soulagé d’avoir "enfin un ami en France". On ne compte plus les ovations debout que le Congrès a réservées au successeur de Jacques Chirac. Devant les parlementaires réunis à Capitol Hill, Nicolas Sarkozy a salué les "paroles d’amour, de dignité, de justice" du "petit-fils d’esclave" Martin Luther King.
Au moment même où il savourait son triomphe à Washington, le président français était étrillé, aux Nations Unies, à New York, pour un autre de ses discours, celui prononcé le 26 juillet dernier, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal. Dans les sous-sols du bâtiment de verre, Doudou Diène, Rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée (sic) s’est inquiété, devant une commission de l’Assemblée générale, d’une tendance récente à la "légitimation intellectuelle du racisme (…) sous couvert de la défense de l’identité et de la sécurité nationale".
Le discours de Dakar et les tests ADN
Il a cité deux exemples : le Prix Nobel de médecine James Watson, contraint à la démission pour ses propos sur l’infériorité intellectuelle des Africains... et Nicolas Sarkozy pour son discours de Dakar! "Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. (...) Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance. (...) Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès", déclarait le président français dans cette adresse à la jeunesse africaine, rédigée, comme d’ailleurs l’éloge de l’Amérique prononcé devant le Congrès des Etats-Unis, par sa "plume" Henri Guaino.
"Dire que les Africains ne sont pas entrés dans l’histoire est un stéréotype fondateur des discours racistes" des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle a tranché Doudou Diène à la tribune des Nations unies. Il a témoigné de la "blessure profonde" causée par le discours de Dakar chez les intellectuels africains. Et pour enfoncer le clou, ce juriste sénégalais, nommé expert indépendant sur le racisme en 2002 par la défunte Commission des droits de l’homme de l’ONU, a dénoncé l’utilisation des tests ADN pour le regroupement familial, qui contribue selon lui à la "stigmatisation de l’immigré".
Accusations "infondées et irresponsables"
Cette offensive anti-sarkozyste, alors que le président français se faisait adouber par le tout-Washington, a suscité un vent de panique chez les diplomates français en poste à l’ONU. Ils se sont empressés de condamner les accusations "infondées et irresponsables" de Doudou Diène, en expliquant que, dans ses discours comme dans ses actes, le chef de l’Etat avait toujours démontré que la lutte contre le racisme faisait partie de ses priorités.
La nomination de ministres issus de l’immigration est souvent présentée comme un engagement contre les discriminations. A la Maison Blanche, Nicolas Sarkozy s’est d’ailleurs affiché avec Rachida Dati et Rama Yade. "A l’époque coloniale, il y avait plus de ministres d’origine africaine dans les cabinets de la République et les assemblées qu’aujourd’hui", notait perfidement l’historien camerounais Achille Mbembe, en août dernier, dans sa réponse au vitriol au discours
21:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Racisme, Afrique, test ADN...
10/11/2007
Afrique et APE, mise au point des eurodéputés
L'Europe doit favoriser le développement en Afrique
par Kader Arif, Thijs Berman, Harlem Désir et Alain Hutchinson députés européens (PSE).
Paru dans le quotidien Liberation du jeudi 1er novembre 2007
C'est avec consternation que nous avons découvert, dans Libération, le 26 octobre dernier, un article de Messieurs Mandelson et Michel, commissaires européens, réagissant à une analyse développée quelques jours plus tôt dans le même journal par M. Jean Ziegler ("L'Europe favorise la faim en Afrique").
S'il s'agit de rétablir la vérité, comme prétendent le faire les deux commissaires européens au Commerce et au Développement, il est de notre responsabilité, en tant que députés socialistes européens travaillant sur ces questions, de la rétablir complètement.
La politique de l'UE envers les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), telle que prévue par l'accord de Cotonou et avant cela par les accords de Lomé, a toujours eu pour objectif principal le développement. Entre autres dispositions de ces accords, le volet commercial devait favoriser l'insertion des pays ACP dans l'économie mondiale. Aujourd'hui, force est de constater que cet objectif n'a pas été atteint.
Malgré l'accès privilégié au marché européen dont bénéficient les pays ACP, leur part dans les importations de l'UE n'a cessé de diminuer, passant de 6,7 % en 1976 à 3 % seulement en 2002. Face à ce constat d'échec, nous soutenons qu'il est indispensable de donner un nouvel élan à notre partenariat avec les pays ACP : leur donner les moyens de diversifier réellement leur économie, leur laisser le temps de renforcer leurs marchés et leur compétitivité dans le cadre de rapprochements régionaux, leur apporter l'appui nécessaire pour développer leurs politiques sociales et environnementales. Cela revient, comme le prévoit l'accord de Cotonou, à négocier des accords de partenariat économique (APE) équitables et équilibrés, réellement axés sur le développement et ne se limitant pas à des considérations purement commerciales.
L'approche de la Commission européenne est tout autre. En effet, les APE qu'elle est en train de négocier ont pour principale caractéristique d'instaurer le principe de réciprocité des préférences commerciales. En d'autres termes, pour que les pays ACP continuent de profiter d'un accès privilégié au marché européen, ils devront eux aussi s'ouvrir aux exportations européennes. En s'exposant ainsi à une mise en concurrence non maîtrisée avec des produits européens beaucoup plus compétitifs, des pans entiers des économies des pays ACP risquent d'être bouleversés, et notamment leur agriculture, comme le rappelait M. Ziegler.
Face à cette critique, M. Mandelson invoque les règles de l'OMC et soutient que, si de tels accords ne sont pas signés avant le 1er janvier 2008, l'UE se retrouvera en situation de violation des règles du commerce mondial. Ce n'est pas faux, pour peu qu'il ait l'honnêteté de reconnaître que l'OMC n'exige pas plus qu'un accord sur le commerce des marchandises et que, même dans ce seul cadre, rien n'empêche l'UE de faire preuve de flexibilité et d'en défendre le principe à l'OMC. Il est par contre scandaleux que la Commission insiste pour intégrer dans les APE des dispositions sur le commerce des services, sur les règles d'investissement et sur les marchés publics, qui ne sont en aucun cas des exigences de l'OMC et qui, si elles servent les intérêts offensifs européens, ne feront que déstabiliser davantage les économies vulnérables des pays ACP.
Imposer la libéralisation des services, c'est prendre le risque de fragiliser le développement de secteurs naissants et prometteurs dans les pays ACP et de voir ces Etats dépossédés de leur capacité à gérer des services publics essentiels, notamment en matière de santé, d'éducation, d'accès à l'eau potable, d'énergie, etc. Imposer la libéralisation des règles sur les investissements ou les marchés publics, c'est priver les pays ACP de leur droit souverain à réguler les conditions d'arrivée des entreprises étrangères sur leurs marchés.
Comment réagirait l'UE si les Etats-Unis venaient lui dicter ses réglementations en matière de passation de marchés publics, ou inversement si l'UE s'opposait au Small Business Act américain ? Une telle ingérence dans la souveraineté d'un autre pays ne serait pas tolérée. Aujourd'hui, si la Commission s'est résignée à signer d'ici à la fin de l'année des APE ne portant "que" sur le commerce des biens, elle intégrera à ces accords des "clauses de rendez-vous" et des dispositions contraignantes sur la poursuite des négociations dans ces domaines controversés. Et, pour les pays ACP qui n'accepteraient pas de conclure des accords pleins et entiers ou qui ne s'engageraient pas dès maintenant dans cette voie, c'est la menace de se retrouver dans une situation plus défavorable que fait planer le commissaire Mandelson.
Une telle menace est inadmissible non seulement sur le fond, car aujourd'hui rien n'oblige les pays ACP à négocier sur ces sujets, mais également sur la forme, car ces négociations se déroulent dans un climat incompatible avec la relation de partenariat historique qui nous lie. L'Europe est perçue comme cherchant à imposer à tout prix des zones de libre-échange à des pays parmi les plus pauvres du monde, et à ses conditions. A trop faire fi des demandes de nos partenaires, la Commission a gâché des mois, voire des années, de négociations qui ont engendré tensions et incompréhensions, et a mis en péril l'image et la crédibilité de l'UE dans ces pays. Il n'est pas trop tard pour reprendre les négociations sur des bases nouvelles - celles dont nous n'aurions jamais dû nous écarter - pour répondre enfin aux inquiétudes légitimes des pays ACP et de la société civile. C'est cette vision et cette méthode que défendent les socialistes au Parlement européen.
22:55 Publié dans Europe - euro engagement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Afrique, APE
27/08/2007
L’Afrique de Nicolas Sarkozy
par Achille Mbembe
En auraient-ils eu l’opportunité, la majorité des Africains francophones aurait sans doute voté contre Nicolas Sarkozy lors des dernières élections présidentielles françaises.
Ce n’est pas que son concurrent d’alors, et encore moins le parti socialiste, aient quoi que ce soit de convaincant à dire au sujet de l’Afrique, ou que leurs pratiques passées témoignent de quelque volonté que ce soit de refonte radicale des relations entre la France et ses ex-colonies. Le nouveau président français aurait tout simplement payé cher son traitement de l’immigration lorsqu’il était le ministre de l’intérieur de Jacques Chirac, sa collusion supposée avec l’extrême droite raciste et son rôle dans le déclenchement des émeutes de 2005 dans les banlieues de France.
Du viol par le langage
Pour sa première tournée en Afrique au sud du Sahara, il a donc atterri à Dakar précédé d’une très mauvaise réputation - celle d’un homme politique agité et dangereux, cynique et brutal, assoiffé de pouvoir, qui n’écoute point, dit tout et le double de tout, ne lésine pas sur les moyens et n’a, à l’égard de l’Afrique et des Africains, que condescendance et mépris.
Mais ce n’était pas tout. Beaucoup étaient également prêts à l’écouter, intrigués sinon par l’intelligence politicienne, du moins la redoutable efficacité avec laquelle il gère sa victoire depuis son élection. Surpris par la nomination d’une Rachida Dati ou d’une Rama Yade au gouvernement (même si à l’époque coloniale il y avait plus de ministres d’origine africaine dans les cabinets de la république et les assemblées qu’aujourd’hui), ils voulaient savoir si, derrière la manœuvre, se profilait quelque grand dessein – une véritable reconnaissance, par la France, du caractère multiracial et cosmopolite de sa société.
Il était donc attendu. Dire qu’il a déçu est une litote. Certes, le cartel des satrapes (d’Omar Bongo, Paul Biya et Sassou Nguesso à Idris Déby, Eyadéma Fils et les autres) se félicite de ce qui apparaît clairement comme le choix de la continuité dans la gestion de la « Françafrique » - ce système de corruption réciproque qui, depuis la fin de l’occupation coloniale, lie la France à ses affidés africains.
Mais si l’on en juge par les réactions enregistrées ici et là, les éditoriaux, les courriers dans la presse, les interventions sur les chaînes de radios privées et les débats électroniques, une très grande partie de l’Afrique francophone – à commencer par la jeunesse à laquelle il s’est adressé – a trouvé ses propos sinon franchement choquants, du moins parfaitement invraisemblables. Et pour cause. Dans tous les rapports où l’une des parties n’est pas assez libre ni égale, le viol souvent commence par le langage – un langage qui, sous prétexte de n’exposer que les convictions intimes de celui qui les profère, s’exempte de tout, refuse d’exposer ses raisons et s’auto-immunise tout en faisant porter tout le poids de la violence au plus faible.
16:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Afrique, Sarkozy, Francafric
11/08/2007
REPONSE D'IBRAHIMA THIOUB A NICOLAS SARKOZY
Ibrahima Thioub, Professeur d’Histoire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, répond au discours que le Président de la République française y a prononcé le 26 juillet 2007.
à Monsieur Nicolas Sarkozy
Président de la République française
Le 26 août 1958, à la place Protêt devenue depuis Place de l’Indépendance, un de vos prédécesseurs, le Général Charles de Gaulle, apostrophait la jeunesse africaine de l’Empire français en des termes restés mémorables. Le 26 juillet 2007, dans l’enceinte de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, vous avez interpellé la jeunesse africaine sur les questions majeures de l’avenir de l’Afrique subsaharienne et de ses rapports avec la France. Nous aurions pu sourire de cette répétition de l’histoire, en pensant à la remarque de Karl Marx à Hegel dont vous reprenez presque mot pour mot le poncif sur l’immobilisme de l’Afrique. Nous avons au contraire pris le parti de vous adresser la présente lettre, conscient que ce qui s’exprime réellement dans vos propos concerne le devenir de millions d’hommes et de femmes, d’Afrique et d’Europe.
Vous venez d’être élu Président de la République française. Vous avez placé votre campagne électorale et votre mandat sous le signe de la rupture. Nous autres universitaires africains voudrions aussi voir la France rompre avec certaines visions et pratiques ancrées dans ses relations avec l’Afrique. Monsieur le Président, la France a beaucoup fait en Afrique. Lors de votre visite, nombre de vos interlocuteurs vous ont certainement rappelé au bon souvenir de cette longue et active présence française. Ils vous ont certainement rappelé que l’histoire de votre pays démontre à souhait sa revendication d’être la patrie des droits de l’Homme. Nous savons que cette revendication ne relève pas de la rhétorique, mais d’une pratique pluriséculaire qui l’a vu accueillir des millions d’hommes et de femmes opprimés ou persécutés à qui il a offert l’opportunité de rebâtir une vie de dignité. Ce que vos interlocuteurs africains ne vous ont certainement pas dit c’est qu’en vous recevant en hôte, on ne vous dit que ce qui a été fait de et en bien. Sachant ce qu’est une tradition, je me permets Monsieur le Président, puisque vous le voulez aussi pour la France, d’opérer une rupture circonstancielle de temps avec cette tradition.
Voici trois siècles, Lille ne l’avait pas encore fait, Saint-Louis du Sénégal entamait sa carrière de ville française. Au cours de ces longues années, les assertions civilisatrices se sont rapidement écroulées, bousculées par un régime d’exception imposant ses règles à des peuples qui ne lui trouvaient aucune légitimité. Aussi, les indépendances acquises, au lendemain de la deuxième guerre mondiale et suite aux leçons apprises des guerres d’Indochine et d’Algérie, furent-elles, pour la métropole d’alors, un double soulagement, financier d’une part et moral de l’autre. Malheureusement, les accords de coopération signés avec les États issus de la décolonisation ne favorisèrent pas le décollage rêvé par l’Afrique des années 1960. Personne ne peut de bonne foi contester que nombre des régimes issus des indépendances ont été faits et défaits secrètement par les services français ou ouvertement par des interventions militaires. Suivant les intérêts de groupes bien identifiables, l’Etat français a souvent porté à bout de bras des régimes autoritaires et liberticides ou écrasé des États dont le grand tort a parfois été de vouloir un peu plus de dignité pour l’Afrique et les Africains.
Monsieur le Président, nous n’avons pas la naïveté de croire que votre découverte d’une mentalité africaine pigmentaire, mystique, religieuse, sensible, relève simplement d’un déficit de culture historique. Vous avez en partie raison, mais en partie seulement, quand vous dites que : « le problème de l’Afrique, c’est qu’elle est devenue un mythe que chacun reconstruit pour les besoins de sa cause ». Le discours qui drape l’Afrique dans les mythes de l’enfance du monde est au service d’intérêts qui eux n’ont rien de mythique. Au demeurant, il avait déjà servi à légitimer les conquêtes coloniales du XIXe siècle et depuis des décennies, nombreux sont les régimes politiques africains et leurs élites gouvernantes, du politique à l’académique, qui ont manipulé cette lecture nativiste de l’Afrique pour légitimer la brutalité de leur pouvoir soutenu par des réseaux qui ne s’embarrassent pas de la couleur de peau ou de la nationalité. Votre discours à la jeunesse africaine s’inscrit en droite ligne dans cette vision française de l’Afrique qui engendre l’échec des politiques de coopération élaborées par des décideurs publics qui très souvent ne daignent pas prendre en compte les avancées de la recherche en sciences sociales.
pour lire la suite... Réponse à Nicolas sarkozy Ibrahima Thioub.pdf
11:37 Publié dans autre monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Afrique, Ibrahima Thioub, Francafric
01/08/2007
Une proposition de lecture de Sandrine Lemare-Boli
Sarkozy : une présidence qui rappelle certains pays africains
Avec le développement des communications et le prix désormais très accessible des appareils importés de Dubai ou de Chine, les ménages africains, en l’occurrence ceux du Congo, Burundi, Rwanda, etc., sont branchés sur les principales chaînes satellitaires françaises, malgré leurs maigres revenus. Il suffit de parcourir les zones populaires de ces pays pour voir, sur les toits, ces innombrables paraboles capables de capter plus de 2 000 chaînes internationales, dont TF1, France2, TV5... Les élections françaises furent très suivies, compte tenu de l’histoire entre ces pays et la France. Cette dernière représentait pour eux, un secours et un protecteur. Le spectre du génocide du Rwanda, la guerre en République démocratique du Congo, les troubles politiques au Burundi, faisaient croire à ces peuples que la main américaine, à travers ses alliés rwandais, ougandais, œuvrait derrière ces événements.
Une stabilité relative actuelle dans cette région et le processus démocratique n’ont rien enlevé de la suspicion de ces populations à l’égard des Américains et de leur penchant pour les Français. La langue française contribue aussi à cette proximité entre la France et ces pays.
Bien que la candidate socialiste fut de loin la préférée de ces populations, la réalité est devenue tout autre depuis l’intronisation de monsieur Sarkozy à la présidence de la République française. Le personnage fascine les Africains et rappelle les années de gloire des feus présidents tels Mobutu au Zaïre, Eyadema au Togo, Micombero au Burundi, Habyarimana au Rwanda et autres dictateurs toujours en vie comme Bongo au Gabon, Paul Biya au Cameroun, Sassou Ngueeso au Congo, Kagame au Rwanda, devenus, dès lors, démocrates.
suite en lien sur le site originel :http://www.seneweb.com/news/article/11527.php
16:21 Publié dans autre monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Afrique, SARKO, FRANCAFRIC
27/03/2007
MANDELSON... BOLKENSTEIN MEME COMBAT !
Je vous présente Alain HUTCHINSON, député européen Belge. Il est membre de la commission du développement. Il est un des compères réguliers de nos temps de débats au FSM, à Bamako et à Nairobi.
Il a écrit cette carte blanche sur les APE, je voulais vous faire partager ce texte. Vous pouvez aussi aller consulter son site (cliquer sur la photo).
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Les accords de partenariat économique ou APE sont désormais au centre de toutes les conversations de ceux que préoccupent non seulement la politique de coopération au développement des pays ACP mais aussi les règles du commerce international, l'un n'allant pas sans l'autre dans notre monde globalisé. C'est LA question qui inquiète. Celle qui fâche aussi. Pourquoi ? Suite... carteblancheape.pdf
23:15 Publié dans autre monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe, Afrique, Altermondialisme, APE
25/02/2007
GUINEE... ça avance !
dimanche 25 février 2007, 16h44
Guinée: Conté va changer de PM, les syndicats vont suspendre la grève
Par Alexandre GROSBOIS
CONAKRY (AFP) - Le président guinéen Lansana Conté a accepté dimanche de remplacer son Premier ministre contesté en choisissant son successeur parmi des candidats proposés par la société civile et les syndicats, qui ont décidé de suspendre mardi la grève générale déclenchée le 10 janvier.
"Eugène Camara n'est plus Premier ministre", a déclaré Ibrahima Fofana, le secrétaire général de l'Union nationale des travailleurs de Guinée (USTG), l'une des deux centrales syndicales à l'origine de la grève générale illimitée.
"Le président Conté a accepté un scénario de sortie de crise prévoyant la nomination d'ici le 2 mars d'un Premier ministre de consensus qui sera choisi parmi des candidats, dont trois ont été choisis par les syndicats et deux par la société civile", a-t-il ajouté.
A l'issue d'une réunion de "conciliation" convoquée par les médiateurs de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao), le dirigeant syndical a ensuite précisé à l'AFP que la grève serait "suspendue à partir de mardi", sans être levée, dans l'attente du choix du président Conté.
La grève a été accompagnée par une vague de contestation contre le pouvoir, sévèrement réprimée par les forces de l'ordre, qui a fait au moins 113 morts depuis janvier.
Les syndicats avaient suspendu leur mouvement fin janvier, après avoir obtenu de la part du chef de l'Etat, âgé de 72 ans et au pouvoir depuis 1984, la promesse de la nomination d'un Premier ministre de "consensus".
Mais le choix le 9 février d'Eugène Camara, jugé trop proche du président, a été suivi d'une nouvelle vague de violences et de la reprise de la grève.
Les autorités ont réagi en instaurant le 12 février l'état de siège.
Cette mesure d'exception a toutefois été levée vendredi soir, les députés, pourtant majoritairement acquis à M. Conté qui en avait demandé l'extension, ayant refusé de le proroger.
Le "scénario de sortie de crise" avalisé dimanche par les protagonistes de la crise a été élaboré sous l'égide d'une médiation dépêchée jeudi par la Cédéao, inquiète, comme les autres acteurs internationaux, de la détérioration de la situation en Guinée.
A la tête de cette mission, l'ex-chef de l'Etat nigérian Ibrahima Babangida et le président de la Commission de la Cédéao Mohamed Ibn Chambas ont rencontré tour à tour depuis jeudi le Premier ministre, les syndicats, la société civile, le patronat et les dignitaires religieux.
Samedi, ils se sont entretenus avec le président Conté, avant de convoquer pour ce dimanche une réunion de tous les acteurs, à l'exception du chef de l'Etat et de son Premier ministre contesté.
Selon Ibrahima Fofana, les médiateurs avaient un temps pensé proposer le maintien d'Eugène Camara à la tête du gouvernement. "Mais après avoir rencontré tout le monde ils ont conclu que si ce scénario était retenu la crise persisterait", a expliqué le syndicaliste.
Les noms des candidats pour le poste de Premier ministre n'ont pas été rendus publics. La société civile et les syndicats ne se sont pas concertés, et certains noms pourraient se trouver sur leurs deux listes.
Le secrétaire général de l'USTG a dressé le profil idéal du futur chef du gouvernement, un "économiste" avec des "contacts" internationaux, qui soit "neutre, compétent et ouvert sur le monde" mais sans "coloration politique".
Si une solution semble se dessiner dans ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest à bout de souffle après un mois et demi de crise, quelques obstacles demeurent.
Les syndicalistes ont ainsi exprimé l'exigence que leurs partisans interpellés pendant la grève et l'état de siège soient libérés en début de semaine.
Quant à Lansana Conté, déjà affaibli par la maladie, son pouvoir a été vivement contesté depuis le début de la crise et sa propre majorité lui a infligé un désaveu en refusant de proroger l'état de siège.
17:32 Publié dans autre monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée, afrique, démocratie
05/02/2007
Des nouvelles de Matharé
Visite avec les jeunes de Léo Lagrange, la délégation de Députés européens, Christine et Lise de l'UN Habitat à une association locale MYSA (cf. site).
Les jeunes qui sont là nous accueillent magistralement et nous emmènent à la découverte du bidonville et d'une école. Cette école 8 ans d'existence, 1000 élèves avec 8 niveaux de classes.
La construction se fait au fur et à mesure, de bric et de broque... le directeur fier des élèves nous montre les résultats des enfants. Il nous explique que l'important ici c'est que 50% des enfants ne vont pas à l'école. L'Etat ne paye pas le salaire des profs et les enfants doivent payer 100 Kenya shilling par mois pour aller à l'école... c'est difficile !
Et puis pour lui la difficulté, c'est de pouvoir nourrir tout le monde !
Bref la situation est difficile et les conditions de vie et d'apprentissage hors d'imagination.
Les jeunes de Léo, touchés, sont revenus et ont laissé des appareils photos et des cadeaux aux jeunes sur place.
Alors vous dire la joie aujourd'hui lorsque Julius, notre guide m'a adressé des nouvelles et une photo de ces jeunes qui se lancent dans le témoignage en image de leur vie... affaire à suivre.
On va tenter de faire un blog ensemble.
Je vous livre cette photo de famille si plaisante !
20:30 Publié dans FSM | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : FSM, altermondialisme, afrique, léo lagrange, MYSA
07/01/2007
FSM : J-12 jours
Dans 12 jours s'ouvre une nouvelle édition du Forum social Mondial qui se déroulera cette année à Nairobi.
Précédé par une réunion de l'Internationale socialiste, je serai présente et comme l'an passé je vous raconterai en direct ou presque les quelques débats et moments.
Avec Léo Lagrange Bourgogne, aidé par le Conseil régional, un groupe d'une douzaine de jeunes partent aussi assister aux débats... leurs réactions trouveront leur place dans ces pages.
Alors rendez-vous est donné !
Korinne
site du FSM : http://www.forumsocialmundial.org.br/index.php?cd_languag...
20:00 Publié dans FSM | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : FSM, altermondialisme, afrique
20/09/2006
Léo Lagrange : les jeunes au coeur du développement
La session animée par Léo Lagrange s’est déroulée hier, mardi dans l’après-midi. Trois temps de débats consécutifs, menés en partenariat avec l’ONU Habitat. Les thématiques du volontariat, de l’articulation entre volontariat et emploi, de l’engagement sont abordées.
Tous les intervenants s’accordent à reconnaître les jeunes comme des partenaires au développement.
Mais comment les associer ?
Comment faire en sorte que les jeunes ne soient pas seulement écoutés dans le meilleur des cas, mais aussi partie prenante de la décision et de sa mise en œuvre ? Car c’est bien cela la question.
Cela fera partie d’une des recommandations de la session pour les temps de discussion politique de la fin de semaine.
mon intervention : interv_CB-FR.pdf / Interv_CB-_EN.pdf
20:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : africité, coopération, Afrique

