01/07/2008

L’économie sociale, une alternative concrète au tout spéculatif !

Contribution sur l'économie sociale pour le congrès de Reims du Parti socialiste

"La nouvelle déclaration de principe reconnaît l’existence de l’économie sociale aux côtés de l’Etat et du marché. L’économie sociale s’inscrit résolument dans une conciliation de l’économique et du sociale. Elle n’est ni une économie caritative de réparation et ni un alibi au désengagement de l’Etat.
Elle propose un modèle de développement équilibré alternatif au capitalisme spéculatif. Les socialistes doivent largement investir sa réflexion économique avec les acteurs de ce secteur afin de nourrir le projet socialiste.
Au travers de 13 propositions concrètes, les signataires, militants socialistes, associatifs, mutualistes, élus présentent des pistes de réflexion mais aussi d’action pour nos élus nationaux et locaux en matière de cohésion sociale et de développement territorial.
Cet engagement suppose au sein du parti que cette question soit abordée au sein de la commission nationale économie, avec une identification d’un responsable national pour animer le travail.
Il nécessite aussi des actes notamment à chaque échelon où les socialistes sont élus : régions, départements, communes."

lire la contribution : économie sociale.pdf

29/06/2008

Contribution sur l'économie sociale

dc4bf835f4e6400ba7a22bec9ecdecff.jpegDerniers coups de stylo sur la contribution thématique sur l'économie sociale.

Les uns et les autres la relisent, corrigent, amendent et le texte sera près pour mercredi !

Je ne manquerai pas de le mettre en ligne... 

 

28/06/2008

La NEF : projet de création d'une banque ethique européenne

Forte d’une coopérative de près de 20 000 personnes et d’un bilan bancaire atteignant 159 millions d’euros, la Nef s’engage désormais dans le projet de création de la première banque éthique européenne.

Au 31 décembre 2007, le montant du bilan bancaire de la Nef a atteint 159 millions d’euros, en augmentation de 21% par rapport au 31 décembre 2006. Parallèlement, l’activité Crédit s’est fortement développée : 315 prêts ont été débloqués en 2007 pour un montant de 19.7 millions d’euros, en progression de 42% par rapport à 2006.

ba2a9ba2aae88a8d00d25adbeb57b3c1.jpgAujourd’hui, alors que la Nef s’apprête à célébrer ses 20 ans, ce sont ainsi près de 20 000 sociétaires qui détiennent le capital de la coopérative, tous porteurs d’une volonté de transparence et de responsabilité dans les circulations financières mais également d’un espoir de transformation sociale.

C’est pour répondre à leurs attentes que la Nef travaille aux côtés de ses partenaires italiens de Banca Etica et espagnols de Fiare à la constitution de la première banque éthique européenne coopérative.

En janvier dernier, les dirigeants des trois structures ont signé une « Déclaration d’intentions » formalisant leur volonté de « poursuivre l’effort entrepris en vue de s’assurer de la faisabilité de la constitution d’une unique banque éthique qui adopterait le statut de coopérative européenne et opérerait dans un 1er temps en Italie, en France et en Espagne. Cette banque entend promouvoir un nouveau modèle de relations humaines au sein de l’économie, à commencer par les activités financières, en donnant un rôle prépondérant à l’éthique, à l’exercice de la responsabilité et à l’intérêt pour l’autre. »

Les sociétaires de la Nef pose la première pierre de la future banque en adoptant son Manifeste

Les sociétaires de la Nef se sont réunis en Assemblée Générale le 24 mai dernier à Paris et ont réaffirmé leur volonté de s’engager dans ce projet, notamment en adoptant le « Manifeste pour une Banque Ethique Européenne » Vous trouverez ce document en pièce jointe.

Pour en savoir plus sur le déroulement de la dernière Assemblée Générale, rendez-vous dans la rubrique actualités, "Résultats de l'Assemblée Générale".

30/05/2008

Pas touche à nos coopératives !

4ad3b71db6b2b431919f4d78aff8861b.jpgMilitante de l'économie sociale, les coopératives sont une forme d'entrepreunariat que j'encourage.

Les litiges auprès de la Cour de justice des Communautés européennes contestent ce modèle et remettent en cause les possibilités même de construire le tiers secteur et de proposer par là-même un modèle alternatif au libéralisme spéculatif et financier.

Aujourd’hui, 263.000 entreprises coopératives offrent des services à leurs 160 millions de membres (1 citoyen sur 3 de l’UE). Elles contribuent ainsi activement aux objectifs économiques et sociaux de l’Union européenne.

Voir les chiffres de l'économie sociale dans rubrique intervention.

 Pour signer cliquer sur le logo.

 

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11/02/2008

VIE ASSOCIATIVE - ETUDES ET DONNÉES

Le crédit coopératif et le CSA ont élaboré un baromètre d'opinion concernant la vie associative, les résultats en sont intéressant.

Cette étude est à confortée avec le travail qualitatif mené par Mme Chernonog.

Quelques point de repères : le budget consolidé des associations en France est de 59 milliards d'Euros, il a cru de 15% lorsque le PIB lui ne croit que de 1,5% en 2007.

Le budget des associations est de

  • 21 milliards d'Euros, pour le secteur social ;
  • 8 milliards d'Euros pour l'Education populaire, la formation et l'insertion ;
  • 8 millairds d'Euros pour le sport ;

Lorsque l'on évoque les financements la répartition se fait comme suit :

  • 7,2 milliards pour l'Etat
  • 16 millairds pour les Collectivités locales dont:

- 5,9 milliards pour les Conseils généraux

- 2,1 milliards pour les Régions

- 9 milliards pour les communes

  • 4,1 milliards pour les Organismes sociaux (CAF...)
  • 544 millions pour l'Europe

Enfin les grands éléments de l'enquêtes du CSA réalisée sur un échantillon représentatif :

  • 36% des personnes interogées déclarent être adhérents d'une association
  • 65% ont fait 1 à 2 dons dans l'année
  • 50% des personnes déclarent avoir été ou être bénévole dans une association
  • 71% déclarent faire plutôt confiance aux associations.

A lire : opi20071108-les-francais-et-le-financement-des-associatio...


Ces quelques éléments pour rappeler l'importance des associations dans le maintient de la cohésion sociale.

 

20/01/2008

L' Economie sociale se mobilise...

70067d00ce1db8ba80e02ebe7c94e69f.jpegVendredi soir se déroulait à la mutualité la réunion des entrepreneurs de l'économie sociale et solidaire. je me suis rendue à cette rencontre comme Vice-présidente de Léo Lagrange et administratrice de la CPCA. On oublie trop souvent les associations sont des employeurs et à ce titre des entreprises de l'économie sociale. (chiffres de l'économie sociale dans rubrique mes interventions).

Les débats ont été riches et importants. Rappeler l'importance et l'enjeu que représente de développer ce secteur. En effet dans cette période de libéralisme débridé, principalement financier, où la simple rémunération de l'argent devient un but, il est important de rappeler qu'il y a des entreprises, qui ont comme simple objectif de répondre à des besoins sans rémunération du capital, avec une logique de redistribution et de réinvestissement des gains dans le collectif.

Mutuelles, coopérative, associations représentent se sont

    • Près de 10% du PIB, et bien plus si l'on prenait en compte des indicateurs de développement dans le cadre du calcul de la richesse.
    • Plus de 2 millions d'emplois !
    • Des entreprises non délocalisables, au service du développement des territoires
    • Une gouvernance démocratique (une voix, un homme)

Ces chiffres devraient permettre de faire des acteurs de l'économie sociale des partenaires de politiques économiques. Et bien sous couvert de choix idéologiques, le gouvernement refuse :

  • Il refuse que l'USGERES (le syndicat des employeurs de l'économie sociale et solidaire) soit partie prenante des groupes de travail du Grenelle de l'Insertion. Martin Hirsch boude ainsi les associations, entreprises d'insertion, mutuelle et coopérative pour la mise en oeuvre d'une réelle politique d'insertion. C'est dire la volonté d'agir en faveur des demandeurs d'emploi !

  • Il refuse aussi de reconnaître et d'impliquer l'USGERES dans le cadre des discussions sur la représentativité syndicale qui va s'ouvrir d'ici une quinzaine de jour. Les entrepreneurs de l'économie sociale représentent malgré tout 11% des représentants désignés lors des dernières élections prudhomales. Le gouvernement boude ainsi 11% des entrepreneurs, alors que la création des emplois et des richesses devrait être au coeur de la politique.
Comme membre du Conseil supérieur de l'économie sociale, je suis particulièrement inquiète de cette situation; Je vois à chaque réunion des acteurs économiques proposer, avancer des initiatives et en face des administrations et un gouvernement sourd. Pour la Direction interministérielle à l'innovation et à l'économie sociale les arbitrages tombent comme des couperets. Suppression des fonds d'unn appel à projet sur des innovations sociales pour financer les RSA dont l'enveloppe budgétaire n'était pas appropriée, pour 2007.
Que va nous réserver 2008 ?
 
Les associations, les acteurs sont inquiets. Plus que jamais face à disparition des services publics, la mobilisation du tiers secteur, des forces vives de la Nation est essentielle.
Mais les pouvoirs publics ignorent et méprisent ces acteurs aux dépends des citoyens !
Plus qu'une suppression de services publics c'est réellement un démantèlement des fondements du contrat social qu'ils engagent.