13/01/2008

Kenya, un début d'analyses proposées par Jean-Luc Wasse

e8b805b295253e727d68b6c741c726cb.gifAnalyse de Gérard Prunier, professeur à l'Université de Paris et Directeur du Centre français des études Ethiopiennes d'Addis Ababa.

Jean-Luc Wasse est le secrétaire de section de Nairobi du PS (fédération des français de l'étranger). 

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To many people in the world - and even to many Kenyans themselves itself - the violence which followed the elections in Kenya on 27 December 2007 has come as a surprise. Unfortunately, it shouldn't have. The combination of economic and ethno-political factors in Kenya had created an explosive mix which was just waiting for the right - or rather "wrong" - circumstances to explode. The 2002 elections had been a lucky near-miss; this time, the favourable configuration that operated then did not repeat itself.

Kenya's "democratic" politics

To understand the Kenyan crisis in the context of its national, regional and global situation, it is necessary to examine the regime which followed independence in 1963. Britain's withdrawal from the country had taken place amidst a considerable fear that the Mau Mau anti-colonial insurrection of 1952-1960 might impinge upon the politics of the new state and lead to further violence. Nothing of the sort happened - partly because of the elevation to the presidency of the leader of the nationalist movement Jomo Kenyatta, who once in power swerved from radical nationalism to conservative bourgeois politics.

 

la suite http://www.opendemocracy.net/article/democracy_power/keny...

06/10/2007

Free Birmanie - Peacefull revolution


Aung San Suu Kyi - Free Birmanie - Peacefull revolution
Vidéo envoyée par Fraternite
Clip de soutien à la révolution pacifique de septembre 2007 en Birmanie/Myanmar. Après 45 ans de dictature le peuple Birman va t-il retrouver sa liberté ? Photos : DR Musique : Steevie Wonder "Free"

Sur la Birmanie

4be97d8cc932918b77d036e120e3e9dc.jpegRelatant les évènements qui bouleversent la Birmanie, la télévision nous a montré l’image furtive du visage défait et des larmes d’Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, trois ans après sa dernière apparition. Une vision lourde de sens.
 
Car la réalité de la répression a fini par éclater, et elle concerne un peuple tout entier il ne s’agit pas d’une Révolution des Bonzes. Bien entendu, les moines bouddhistes ont participé activement et massivement aux manifestations, et il est évident que leur implication et leur répression par la junte birmane ont sans doute renforcé la mobilisation. Il faut rappeler que 80% des Birmans sont bouddhistes et que la violence exercée sur les bonzes, religieux très respectés manifestant pacifiquement, a profondément choqué la population. Mais il serait faux et injuste de ne pas parler des autres citoyens qui ont été déportés ou qui ont disparus par centaines.
 
Dans ce contexte, la visite de M. Gambari en Birmanie, ne nous parait pas concluante. Ne sachant pas comment réagir, hésitant entre sanctions et attente, l’envoi d’un émissaire par la communauté internationale semble être un maigre palliatif médiatique pour calmer les consciences. Ibrahim Gambari s’est laissé conduire par la junte durant son séjour, n’ayant aucune maitrise sur le cours des évènements, patientant sans savoir s’il allait pouvoir rencontrer les chefs de la junte… Ceux-ci lui ont finalement accordé une entrevue sans résultat probant.
 
Pour nous, la solution ne passe pas par des sanctions économiques qui ne feraient que donner plus de pouvoir à la junte et punir la population. Il est clair, d’autre part, que rien n’aboutira sans une médiation chinoise – même si elle est peu probable.
 
Nous voulons également lancer un appel à notre gouvernement pour que la France ouvre ses portes aux Birmans qui seront contraints de fuir leur pays. Il ne s’agit pas ici d’une solution au conflit, mais cela pourrait permettre, en attendant le retour au calme, de soulager un peu la population et de lui afficher clairement notre soutien.


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Monique Cerisier-ben Guiga & Richard Yung
Sénateurs représentant les Français établis hors de France

http://www.senateursdesfrancaisdumonde.net/  

 

Voir aussi :

World marches for Myanmar

voir les vidéos...

http://www.amnesty.org./ 

11/08/2007

REPONSE D'IBRAHIMA THIOUB A NICOLAS SARKOZY

Ibrahima Thioub, Professeur d’Histoire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, répond au discours que le Président de la République française y a prononcé le 26 juillet 2007.

à Monsieur Nicolas Sarkozy
Président de la République française


Le 26 août 1958, à la place Protêt devenue depuis Place de l’Indépendance, un de vos prédécesseurs, le Général Charles de Gaulle, apostrophait la jeunesse africaine de l’Empire français en des termes restés mémorables. Le 26 juillet 2007, dans l’enceinte de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, vous avez interpellé la jeunesse africaine sur les questions majeures de l’avenir de l’Afrique subsaharienne et de ses rapports avec la France. Nous aurions pu sourire de cette répétition de l’histoire, en pensant à la remarque de Karl Marx à Hegel dont vous reprenez presque mot pour mot le poncif sur l’immobilisme de l’Afrique. Nous avons au contraire pris le parti de vous adresser la présente lettre, conscient que ce qui s’exprime réellement dans vos propos concerne le devenir de millions d’hommes et de femmes, d’Afrique et d’Europe.


Vous venez d’être élu Président de la République française. Vous avez placé votre campagne électorale et votre mandat sous le signe de la rupture. Nous autres universitaires africains voudrions aussi voir la France rompre avec certaines visions et pratiques ancrées dans ses relations avec l’Afrique. Monsieur le Président, la France a beaucoup fait en Afrique. Lors de votre visite, nombre de vos interlocuteurs vous ont certainement rappelé au bon souvenir de cette longue et active présence française. Ils vous ont certainement rappelé que l’histoire de votre pays démontre à souhait sa revendication d’être la patrie des droits de l’Homme. Nous savons que cette revendication ne relève pas de la rhétorique, mais d’une pratique pluriséculaire qui l’a vu accueillir des millions d’hommes et de femmes opprimés ou persécutés à qui il a offert l’opportunité de rebâtir une vie de dignité. Ce que vos interlocuteurs africains ne vous ont certainement pas dit c’est qu’en vous recevant en hôte, on ne vous dit que ce qui a été fait de et en bien. Sachant ce qu’est une tradition, je me permets Monsieur le Président, puisque vous le voulez aussi pour la France, d’opérer une rupture circonstancielle de temps avec cette tradition.


Voici trois siècles, Lille ne l’avait pas encore fait, Saint-Louis du Sénégal entamait sa carrière de ville française. Au cours de ces longues années, les assertions civilisatrices se sont rapidement écroulées, bousculées par un régime d’exception imposant ses règles à des peuples qui ne lui trouvaient aucune légitimité. Aussi, les indépendances acquises, au lendemain de la deuxième guerre mondiale et suite aux leçons apprises des guerres d’Indochine et d’Algérie, furent-elles, pour la métropole d’alors, un double soulagement, financier d’une part et moral de l’autre. Malheureusement, les accords de coopération signés avec les États issus de la décolonisation ne favorisèrent pas le décollage rêvé par l’Afrique des années 1960. Personne ne peut de bonne foi contester que nombre des régimes issus des indépendances ont été faits et défaits secrètement par les services français ou ouvertement par des interventions militaires. Suivant les intérêts de groupes bien identifiables, l’Etat français a souvent porté à bout de bras des régimes autoritaires et liberticides ou écrasé des États dont le grand tort a parfois été de vouloir un peu plus de dignité pour l’Afrique et les Africains.

Monsieur le Président, nous n’avons pas la naïveté de croire que votre découverte d’une mentalité africaine pigmentaire, mystique, religieuse, sensible, relève simplement d’un déficit de culture historique. Vous avez en partie raison, mais en partie seulement, quand vous dites que : « le problème de l’Afrique, c’est qu’elle est devenue un mythe que chacun reconstruit pour les besoins de sa cause ». Le discours qui drape l’Afrique dans les mythes de l’enfance du monde est au service d’intérêts qui eux n’ont rien de mythique. Au demeurant, il avait déjà servi à légitimer les conquêtes coloniales du XIXe siècle et depuis des décennies, nombreux sont les régimes politiques africains et leurs élites gouvernantes, du politique à l’académique, qui ont manipulé cette lecture nativiste de l’Afrique pour légitimer la brutalité de leur pouvoir soutenu par des réseaux qui ne s’embarrassent pas de la couleur de peau ou de la nationalité. Votre discours à la jeunesse africaine s’inscrit en droite ligne dans cette vision française de l’Afrique qui engendre l’échec des politiques de coopération élaborées par des décideurs publics qui très souvent ne daignent pas prendre en compte les avancées de la recherche en sciences sociales. 

pour lire la suite... Réponse à Nicolas sarkozy Ibrahima Thioub.pdf

01/08/2007

Une proposition de lecture de Sandrine Lemare-Boli

Sarkozy : une présidence qui rappelle certains pays africains

(AgoraVox 31/07/2007) - La politique de communication de la présidence Sarkozy rappelle celle des dictatures africaines des années 1970 et 1980, assises sur la personnification des chefs d’État en qui les peuples africains croyaient. Et pourtant...

Avec le développement des communications et le prix désormais très accessible des appareils importés de Dubai ou de Chine, les ménages africains, en l’occurrence ceux du Congo, Burundi, Rwanda, etc., sont branchés sur les principales chaînes satellitaires françaises, malgré leurs maigres revenus. Il suffit de parcourir les zones populaires de ces pays pour voir, sur les toits, ces innombrables paraboles capables de capter plus de 2 000 chaînes internationales, dont TF1, France2, TV5... Les élections françaises furent très suivies, compte tenu de l’histoire entre ces pays et la France. Cette dernière représentait pour eux, un secours et un protecteur. Le spectre du génocide du Rwanda, la guerre en République démocratique du Congo, les troubles politiques au Burundi, faisaient croire à ces peuples que la main américaine, à travers ses alliés rwandais, ougandais, œuvrait derrière ces événements.

Une stabilité relative actuelle dans cette région et le processus démocratique n’ont rien enlevé de la suspicion de ces populations à l’égard des Américains et de leur penchant pour les Français. La langue française contribue aussi à cette proximité entre la France et ces pays.

Bien que la candidate socialiste fut de loin la préférée de ces populations, la réalité est devenue tout autre depuis l’intronisation de monsieur Sarkozy à la présidence de la République française. Le personnage fascine les Africains et rappelle les années de gloire des feus présidents tels Mobutu au Zaïre, Eyadema au Togo, Micombero au Burundi, Habyarimana au Rwanda et autres dictateurs toujours en vie comme Bongo au Gabon, Paul Biya au Cameroun, Sassou Ngueeso au Congo, Kagame au Rwanda, devenus, dès lors, démocrates.

 

suite en lien sur le site originel :http://www.seneweb.com/news/article/11527.php 

 

29/07/2007

SARKO AU GABON ! QUAND LES INTERETS ÉCONOMIQUES GUIDENT LES VISITES DIPLOMATIQUES AU NOM DES DROITS DE L'HOMME...


FR NW PKG SARKO GABON 16H_400
Vidéo envoyée par julienbayou
A l'occasion de la visite du président français au Gabon, des associations dénoncent les liens entre le gouvernement français et un président souvent accusé de corruption. La Cellule Françafrique et Survie organisaient une étape Bongo dans le tour Françafric plus d'infos sur http://wwww.cellulefrancafrique.org

03/07/2007

WE FEED THE WORLD

6f77d62a4543b3a1f808db52e35dd139.jpgC'est le sloggan de Pioneer, la 1er firme de production de semence ! C'est aussi le titre d'un excellent documentaire sur les industries et les relations alimentaires au travers de la planète et de la mondialisation.

 Les témoignages sont étonnants et honnêtes, du directeur général de Nestlé défendant la marchandisation de l'eau au prinicipal directeur de Pioneer, portant un réquisitoire contre les graines qu'il vend et en défense de l'agriculture naturelle. Défense parce que les produits sont meilleurs au goût et défense car le modèle économique porté par les OGm est un modèle libéral qui rend dépendant l'agriculteur.

Les questions sont posées et la révolte monte au fur et à mesure que le film et les témoignages pointe les incohérences du système. La production de soja au Brésil qui a contribué à une partie de la déforestation de l'amazonie pour nourrir les élevages français alors que dans le même temps on cultive et on brule du blé et du maïs pour produire de l'électricité.

Au Brésil toujurs, les uns s'enrichissent de ce commerce absurde les autres meurts de faim !

A voir, à revoir et pour agir !

La bande annonce :


we feed the world annonce
Vidéo envoyée par Hisaux
D'autres bandes annonces et critiques de films sur http://hisaux.free.fr

02/06/2007

URGENCE - SIGNEZ !

SOS - DARFOUR


SOS - Darfour
Vidéo envoyée par Mumuse

26/04/2007

APPEL AU SOUTIEN POUR LES 5 VOLONTAIRES DE TERRE D'ENFANCE !

 5 travailleurs humanitaires de l'ONG Terre d'Enfance sont otages des Talibans en Afghanistan depuis 3 semaines. Les Talibans ont lancé un ultimatum qui arrive à expiration demain. Cette association, une petite ONG qui travaille à la mise en place de programmes d'éducation populaire en direction des enfants et en particulier des filles dans le sud-ouest de l'Afghanistan, à la frontière Iraniene.

Faites part de cotre soutien et signez cet appel en adressant un mail à :tde.soutien@free.fr

Le site :
 http://terre.enfance.free.fr/


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Appel à la libération des cinq volontaires de Terre d'enfance pris en otage en Afghanistan

Alors que l'échéance posée par les Talibans arrive à son terme dans deux jours, nous lançons un appel aux ravisseurs pour la libération des cinq volontaires de l'association Terre d'enfance. Cet appel est soutenu et relayé par de nombreuses organisations humanitaires, dont celles qui œuvrent ou ont œuvré en Afghanistan.

Eric et Céline, de nationalité française, ont été capturés le 3 avril dernier avec Azrat, Hashim et Rasul, leurs trois collègues afghans, dans la province de Nimroz (sud-ouest de l'Afghanistan). Tous contribuaient à un programme de soutien éducatif aux populations défavorisées de la province, où Terre d'enfance est active depuis 4 années.

Depuis 25 ans, des hommes et des femmes de toutes nationalités, au sein d'ONG, agissent aux côtés des Afghans, de tous les Afghans, pour soulager les souffrances générées par les conflits qui se sont succédés. Sans discrimination au sein de la population, le travail des ONG en Afghanistan s'est toujours réalisé, et se poursuit aujourd'hui, au service des Afghans. A travers leur présence en Afghanistan et leur action, Eric et Céline entendaient marquer leur solidarité avec le peuple afghan, et ni eux, ni leurs collègues afghans ne sauraient être tenus pour responsables de l'intervention de forces armées.

C'est pourquoi nous implorons les ravisseurs de laisser la vie sauve à ces cinq volontaires et demandons aux autorités locales et nationales afghanes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir leur libération.

Paris, le 26 avril 2007 Antoine Vuillaume - Président de Terre d'enfance

Premières organisations co-signataires : •  Médecins sans Frontières •  Aide Médicale Internationale •  AFRANE (Amitié Franco-Afghane) •  MADERA •  Afghanistan Demain •  Aïna •  Enfants du Monde – Droits de l'Homme •  Médecins du Monde •  Action Contre la Faim •  Solidarités •  Architecture et Développement •  Handicap International

Vous pouvez faire part de votre soutien et signer cet appel en envoyant un message à : tde.soutien@free.fr   

 

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