17/11/2008
Congrès...
Retour sur un week-end. Je ne veux pas entrer ici dans un discours de justification de tel ou tel autre positionnement. Juste donner un témoignage de ce que j'ai vécu et comment.
Le samedi matin commence pour moi par un temps personnel important. Il m'est demandé d'intervenir autour de ma délégation nationale à la vie associative. Important, toutes les motions évoquent la vie associative mais plutôt comme un exercice de style, peu, une évoque le respect du partenariat, le refus de l'instrumentalisation. Mon intervention est disponible dans la rubrique "mes interventions".
Puis interviennent Bertrand DELANOË et Pierre MOSCOVICI. Pierre aussi revient sur son secrétariat et annonce les différentes délégations étrangères présentes. Autant de visiteurs inspirent à la responsabilté dans nos débats et nos attitudes et pourtant !
Bertrand DELANOE présente l'état d'esprit de la motion A. Une réelle volonté de se mettre au service du Parti et du socialisme au-delà des clivages de personne. Il souhaite un rassemblement des motions A,C,D autour des valeurs qui sont partagées, une conception du parti partagée, un engagement européen sans faille et une stratégie d'alliance résolument ancrée à gauche. Il a su toucher la salle qui n'a pas hésité à se lever pour saluer son propos. (voir intervention)
L'après midi a vu les prises de paroles de Laurent Fabius, Ségolène Royal et Martine Aubry. Ils ont su séduire, interpeller et parfois même déconcerter la salle.
J'ai été particulièrement surprise par l'intervention de Ségolène. Les mots n'étaient pas les miens, ceux de ma culture, ceux de mon engagement. J'avais même du mal à y retrouver mes valeurs. Certaines étaient communes, à l'évidence, mais des doutes, les interrogations ont été plus forts. Surprise par les réactions de la salle qui allaient de la colère au décontenancement.
Enfin j'ai été touché par la capacité de Bertrand DELANOE dimanche à passer de la parole en acte. Ne pas présenter de candidature alors qu'il représente 25% des voix, pour ne pas ajouter à la confusion, bel acte, quel respect du parti et des Français. (voir intervention)
14:07 Publié dans La gauche demain ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : congrès reims, bertrand delanoe, segolène royal





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Commentaires
ce témoignage est particulièrement bienvenue car j'ai l'impression que seuls ont le droit de parler au PS ceux qui se fondent dans des scénarios en fonction de l'ambition personnelle de leur leader.
je ne suis pas socialiste mais je suis attentif à ce Parti et je souhaite qu'il redevienne un parti de gauche.
Aujourd'hui il y a un risque de scission-sans-scission. ce qui serai catastrophique. Les seules scissions qui valent le coups sont celles qui clarifient comme le départ pour le PSU de militants socialistes opposées à Guy Mollet et qui sont revenus pour jouer un rôle important dans les années 70-80. J'ai l'impression que tous les leaders PS d'aujourd'hui au lieu de clarifier sont des émules de Guy Mollet.
Alors que faire?
Ecrit par : J F L G | 18/11/2008
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