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20/01/2008

L' Economie sociale se mobilise...

70067d00ce1db8ba80e02ebe7c94e69f.jpegVendredi soir se déroulait à la mutualité la réunion des entrepreneurs de l'économie sociale et solidaire. je me suis rendue à cette rencontre comme Vice-présidente de Léo Lagrange et administratrice de la CPCA. On oublie trop souvent les associations sont des employeurs et à ce titre des entreprises de l'économie sociale. (chiffres de l'économie sociale dans rubrique mes interventions).

Les débats ont été riches et importants. Rappeler l'importance et l'enjeu que représente de développer ce secteur. En effet dans cette période de libéralisme débridé, principalement financier, où la simple rémunération de l'argent devient un but, il est important de rappeler qu'il y a des entreprises, qui ont comme simple objectif de répondre à des besoins sans rémunération du capital, avec une logique de redistribution et de réinvestissement des gains dans le collectif.

Mutuelles, coopérative, associations représentent se sont

    • Près de 10% du PIB, et bien plus si l'on prenait en compte des indicateurs de développement dans le cadre du calcul de la richesse.
    • Plus de 2 millions d'emplois !
    • Des entreprises non délocalisables, au service du développement des territoires
    • Une gouvernance démocratique (une voix, un homme)

Ces chiffres devraient permettre de faire des acteurs de l'économie sociale des partenaires de politiques économiques. Et bien sous couvert de choix idéologiques, le gouvernement refuse :

  • Il refuse que l'USGERES (le syndicat des employeurs de l'économie sociale et solidaire) soit partie prenante des groupes de travail du Grenelle de l'Insertion. Martin Hirsch boude ainsi les associations, entreprises d'insertion, mutuelle et coopérative pour la mise en oeuvre d'une réelle politique d'insertion. C'est dire la volonté d'agir en faveur des demandeurs d'emploi !

  • Il refuse aussi de reconnaître et d'impliquer l'USGERES dans le cadre des discussions sur la représentativité syndicale qui va s'ouvrir d'ici une quinzaine de jour. Les entrepreneurs de l'économie sociale représentent malgré tout 11% des représentants désignés lors des dernières élections prudhomales. Le gouvernement boude ainsi 11% des entrepreneurs, alors que la création des emplois et des richesses devrait être au coeur de la politique.
Comme membre du Conseil supérieur de l'économie sociale, je suis particulièrement inquiète de cette situation; Je vois à chaque réunion des acteurs économiques proposer, avancer des initiatives et en face des administrations et un gouvernement sourd. Pour la Direction interministérielle à l'innovation et à l'économie sociale les arbitrages tombent comme des couperets. Suppression des fonds d'unn appel à projet sur des innovations sociales pour financer les RSA dont l'enveloppe budgétaire n'était pas appropriée, pour 2007.
Que va nous réserver 2008 ?
 
Les associations, les acteurs sont inquiets. Plus que jamais face à disparition des services publics, la mobilisation du tiers secteur, des forces vives de la Nation est essentielle.
Mais les pouvoirs publics ignorent et méprisent ces acteurs aux dépends des citoyens !
Plus qu'une suppression de services publics c'est réellement un démantèlement des fondements du contrat social qu'ils engagent.

 

 

Commentaires

Voilà un theme interessant. Comment est-il possible de la transposer dans une perspective municipale? Il me paraitrait necessaire d'avoir une reflexion sur notre volonte de repenser la politique commerciale de la commune en prevoyant une meilleure concertation des acteurs: consommateurs, grandes surfaces, petits commerces, munipalité, à l'initiative d'un elu qui serait en charge de ces questions etc...
Jacques

Ecrit par : dorent | 20/01/2008

Tu as raison Jacques, il y a plein d'opportunités pour avancer localement sur ce thème : des coopératives HLM pour le logement et des coopératives de BTP pour les construire, la création de fonds solidaires pour aider à la reprise de commerces de proximité, des groupes de mutualisation locale entre les entreprises notamment avec une pépinière d'entreprise gérée par exemple par une société coopérative d'intérêt collectif.
Voilà quelques idées simples et qui peuvent largement faire avancer les choses localement.

Ecrit par : Korine | 20/01/2008

L’incompétence du gouvernement
En découvrant l’immobilisme de la préfecture de CAEN sur l’affaire de pollution de la ZNIEFF de Cabourg, nous ne pouvons que constater l’impuissance et le j’menfoutisme des gens qui gouvernent ce pays.
La communauté de commune a pour obligation de trouver un terrain pour les gens du voyage (grand passage). Mais voila, en Normandie, certains maires ne veulent pas êtres ennuyés avec ces gens la et on les embourbes dans une zone naturelle remarquable ZNIEFF (type1et2), zone inondable et sur un terrain ou poussent bien évidement des plantes plus que protégées (Nivéoles). Quatrième année que la préfecture et la communauté de commune prennent cet endroit pour une décharge à ciel ouvert http://cabourgeais.ifrance.com/
C’est du provisoire, on cherche un autre endroit, etc etc. ils vont même jusqu'à nous baratiné en disant (nous avions plusieurs terrains mais ils ne conviennent pas car ils ne sont pas accessibles et n’on pas d’arrivée d’eau). Le gouvernement prend les Français pour quoi ???
Celui la en ZNIEFF n’avait pas d’arrivée d’eau, ça a coûté la peau des fesses, mais vous l’avez amenée. Il n’était pas accessible, ça a aussi coûté la peau des fesses, mais vous l’avez rendu accessible.
Le ministère de l’environnement est complètement absent dans cette région, on déverse dans la rivière des centaines de litres de fioul, huile de vidange, javel, toilettes chimiques etc. Les poubelles, la ferraille et tous ce que l’on peut y jeter. La préfecture nous ment, elle ose dire qu’en 2007 il y avait des toilettes ! C’est lamentable. La communauté de commune ment autant en disant que les gens du voyage ne sont la que 2 mois, alors qu’ils sont la plus de 6 mois ! C’est pitoyable.
En fin de saison je retrouve les animaux sauvages avec du pus dans les yeux, ou tout simplement crevés à la surface de l’eau. La préfecture ne déplace personne pour constater non, elle préfère étouffer cette affaire qui pue.
Alors quand j’entend parler de grenelle, de développement durable, que le gouvernement à fait de l’environnement une priorité et que je vois cela http://nativelle.over-blog.com/
Croyez bien que je « pleure de rire » en regardant tous ces ministres avec leur grand sourire sortant de l’Élisée, ils me font vraiment penser à ceux des guignols sur canal à la différence que ceux des guignols paraissent plus crédibles.
Nativelle P Cabourg

Ecrit par : nativelle | 23/01/2008

en plein accord avec toi Corine...il ne faut pas lacher, notamment au niveau local. Il y a tant à faire sur le terrain, et le constat s'impose que l'économie sociale et solidaire permet un développement durable des territoires et pour ceux qui y vivent.

Ecrit par : Claire | 24/01/2008

 
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